Archives mensuelles : mars 2011

Éducation et finances publiques – Quels sont nos véritables besoins ?

Chronique 37 du comité École et société de la FNEEQ.

Le prochain budget du gouvernement du Québec, attendu à la fin du mois, soulève beaucoup d’inquiétudes. Les mesures d’austérité adoptées l’année dernière ont été vivement rejetées par le milieu social québécois. La nécessité et l’utilité de ces choix ont été remises en question, puisque les investissements publics sont en général beaucoup plus efficaces pour relancer l’économie que de sévères restrictions. Certaines de ces mesures d’austérité affectent directement le milieu de l’éducation – la hausse des droits de scolarité, surtout. Ce qui nous mène à des questions essentielles: quel financement public voulons-nous pour notre système d’éducation? Que sommes-nous en mesure de demander en cette période d’austérité budgétaire?

On évalue souvent les budgets accordés à l’éducation selon le produit intérieur brut (PIB) : plus le pourcentage est élevé, plus l’éducation serait bien traitée. Il s’avère que le Québec se sort bien de telles comparaisons : nous donnerions plus que la moyenne des pays. Cela veut-il donc dire que nous devrions nous satisfaire de ce que notre gouvernement investit?
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La solidarité, qu’ossa donne?

La façon dont le conflit au Journal de Montréal s’est terminé en a laissé plus d’un amer…

Dans la section Lettres du journal Le Devoir d’hier, mercredi, 2 mars, on pouvait lire ce qui suit. Un cri du cœur.

La solidarité, qu’ossa donne ?

Vous avez bien compris. La cause première et principale de la défaite des journalistes en lockout du Journal de Montréal, c’est l’indifférence des citoyens qui ont contribué à l’augmentation du tirage du quotidien tout au long du calvaire que vivaient leurs concitoyens sans travail. Et que continueront de vivre une bonne partie d’entre eux. Si quelqu’un vient encore me dire que les Québécois ont une tendance vers la gauche politique, les revendications sociales et l’action collective et syndicale, je lui demanderai de m’expliquer pourquoi on vient de constater le contraire, et de me trouver des motifs pour y croire encore.

Georges Paquet