Des nouvelles de l’unité francisation

Le 12 décembre 2018, le Tribunal administratif du travail (TAT) reconnaissait l’ajout d’un nouveau groupe d’employés à l’accréditation syndicale du SPCSL. Dès lors, la dizaine d’animatrices et agentes d’intégration à la francisation du Cégep de Saint-Laurent font partie de notre syndicat : un beau cadeau le pour le 50ème anniversaire du SPCSL.

La francisation a le vent dans les voiles. Le gouvernement du Québec a choisi d’offrir des cours de francisation gratuits à tous les nouveaux arrivants qui le désirent. Auparavant, seuls les nouveaux arrivants nouvellement arrivés (c’est-à-dire installés au Québec depuis moins de 5 ans) y avaient droit. Ce changement de politique a fait bondir les inscriptions. Pour répondre à la demande, le gouvernement a ajouté des groupes, dont plusieurs à notre collège. Cet afflux d’étudiants est une bonne nouvelle pour nos membres à la francisation.

Toute bonne nouvelle est appréciée lorsqu’on n’a pas de convention collective. Un an après leur syndicalisation, nos membres n’ont toujours pas réussi à négocier leur contrat de travail. Étant employés des collèges, les animatrices et les agentes d’intégration doivent négocier avec le Comité patronal de négociation des collèges (CPNC), soit l’instance gouvernementale qui négocie toutes les conventions collectives prenant place dans les collèges. Malgré le dépôt de notre cahier de demandes le 19 juin 2019, le CPNC nous a reçu pour une première rencontre de négo le 30 octobre 2019. Elle fut brève et mit en évidence que nos vis-à-vis n’avaient pas étudié sérieusement nos demandes, ni pris la peine de formuler les leurs.

Tout en gardant espoir  que la situation s’améliorera sous peu et  que le CPNC se souviendra de son obligation légale de négocier avec diligence,  le syndicat est à prévoir des moyens de pression exercés au collège pour faire débloquer la négo. Nous ferons assurément appel à la solidarité des professeurs.

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