Archives pour la catégorie Luttes étudiantes

Ce dossier porte sur les luttes menées par les étudiants.

Pour avoir de l’information au sujet des actions et revendications locales de nos étudiants, on peut consulter la page facebook et le site officiel (en construction) de l’association étudiante du cégep de Saint-Laurent . L’AECSL est membre de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante.

Colloque de l’Association des juristes progressistes

Par Yannick Delbecque

Le 9 février dernier, j’ai assisté au deuxième colloque de l’Association des juristes progressistes. Cette jeune organisation réunit des juristes, principalement des avocats, mais aussi des étudiants et des officiers ou conseillers syndicaux voués à la défense des droits et déterminés à mettre le juridique au service de la lutte pour la justice sociale et la fin des inégalités1. L’AJP s’est notamment fait remarquer dans le milieu enseignant par son texte sur le droit de grève étudiant publié sur la page Facebook de l’association en mars 20122. Depuis mars dernier, l’association est très active dans le mouvement de contestation du règlement municipal P-6 qui, en obligeant à donner à la police l’itinéraire des manifestations et en interdisant de manifester masqué, limite, selon plusieurs organisations de défense des droits fondamentaux, les libertés d’expression et de réunion pacifiques, de la même manière que la tristement célèbre loi spéciale adoptée par le gouvernement Charest l’an dernier.

La mission de l’AJP, telle que décrite sur son site web3, est

de rassembler toutes celles et ceux qui constatent que le droit actuel est la résultante des rapports de force existant dans la société et qui reconnaissent le besoin d’éliminer les inégalités qui en découlent et qui reconnaissent également le besoin de préserver et d’améliorer les droits de tous les groupes opprimés et exploités.

Pour ce faire, l’AJP publie régulièrement des réflexions, diffuse de l’information et fait campagne au sujet de questions d’actualité juridique, comme des décisions des tribunaux, des projets de loi ou des interventions policières.

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Le deuxième front a-t-il toujours du front ?

par Frédérique Bernier et le Comité École et société

Première partie — Quelques réflexions critiques
sur l’engagement sociopolitique des syndicats

C’est au congrès CSN de 1968 que Marcel Pepin lança l’idée du « deuxième front » qui engageait le syndicalisme à élargir ses revendications en débordant le cadre des conventions collectives, jugé insuffisant pour contrer les injustices systémiques à l’égard des travailleurs, au profit d’une action plus large et plus directe sur les orientations et les structures de la société. Le deuxième front reflète alors « la conviction accrue de la nécessité d’une action politique organisée1 », à la mesure de l’importance et du poids qu’avaient pris les syndicats. Dans les années qui suivront, le « deuxième front » prendra notamment la forme de comités d’action politique qui, conjointement avec d’autres syndicats (CEQ) et avec des groupes populaires (comités de citoyens, associations de locataires, coopératives d’habitations, groupes de consommateurs, etc.), devaient permettre aux travailleurs de se réapproprier activement le pouvoir au sein de leurs différents milieux de vie. Ce sont les beaux jours d’un certain « syndicalisme de combat », dont s’est réclamé une partie de la CLASSE au printemps dernier, qui avait alors pour but affiché de « transformer le régime capitaliste, en tant que source de [l]’exploitation » des travailleurs2, comme en témoignent les grands manifestes syndicaux du début de la décennie 1970 : L’État, rouage de notre exploitation (FTQ), Il n’y a plus d’avenir pour le Québec dans le système économique actuel et Ne comptons que sur nos propres moyens (CSN).

Si la CSN eut, semble-t-il, un succès modeste dans l’implantation de ces comités d’action politique et ce, pour diverses raisons (dont la montée du PQ, vu comme garant de l’implantation de mesures sociales favorables aux travailleurs), cette idée du « deuxième front » demeure assurément marquante dans l’histoire syndicale québécoise. Associée à une sorte d’âge d’or syndical, l’idée semble faire périodiquement l’objet d’une volonté de réactivation dans les rangs de la CSN3 . Allant de pair avec un désir de politisation et de branchement sur les mouvements sociaux, le deuxième front syndical paraît aussi indissociable d’une certaine radicalisation des luttes partant de la base : « Les grands manifestes syndicaux des années 1971 et 1972 marquent […] une radicalisation idéologique des centrales, elle-même nourrie par les luttes sociales de cette époque. Toutes trois [CSN, FTQ, CEQ] prônent l’instauration d’une société socialiste à participation démocratique4. » Or, ces valeurs n’ont-elles pas été singulièrement incarnées au printemps dernier, alors qu’à la faveur de la grève étudiante un mouvement social sans équivalent au Québec depuis des décennies a fait naître, dans un foisonnement et une inventivité étonnante, diverses initiatives étudiantes et citoyennes (dont les Assemblées populaires de quartier) qui ne sont pas sans faire écho à cette volonté d’activer en divers lieux du tissu social une véritable démocratie participative ?

S’il y a lieu, d’un point de vue syndical, de se réjouir du sursaut politique de 2012, force est de constater que les centrales syndicales, en dépit de leur appui et de leur participation, n’en ont été ni les initiateurs ni les principaux moteurs. Est-ce à dire que ce rôle serait désormais l’apanage d’un certain syndicalisme étudiant qui a moins à craindre (en termes des sanctions légales et financières) et à perdre (en termes de membres) en se radicalisant et en jouant sur un terrain résolument politique ? Considérant la restriction considérable du droit de grève par les diverses lois spéciales et décrets qui ont balisé les luttes syndicales depuis le début des années 1980 ; considérant aussi l’approche plus partenariale que combative qui caractérise le mouvement syndical des dernières décennies, il y a peut-être lieu effectivement de se demander si les syndicats ont toujours les moyens d’être de réels acteurs du changement politique.

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Vers un nouveau rapport de force

FNEEQ-2013-Vers-un-nouveau-rapport-de-forceLe comité École et société vous invite à participer à une consultation sur le thème « Vers un nouveau rapport de force ».  Nous désirons connaître vos réflexions et propositions concernant trois grandes articulations du thème central :

  • l’austérité
  • le printemps érable
  • la grève sociale.

La discussion se fera sur la base du document Vers un nouveau rapport de force, préparé par le comité École et société de la FNEEQ. Ce document contient plusieurs textes et questions pour aider à la réflexion. La consultation se déroulera en deux temps.

  1. Nous avons créé un forum en ligne où vous pouvez lire les textes et laisser vos commentaires et propositions quand vous le voulez. Ce forum est accessible dès maintenant à l’adresse : http://consultations.spcsl.org/
  2. Une rencontre informelle aura lieu vendredi, le 24 mai, de 11h à 12h30 au A213. Un dîner sera servi (Prière d’annoncer votre intention de participer à la rencontre par courriel au syndicat)

Les commentaires et propositions recueillies seront rapportés lors du conseil fédéral FNEEQ qui aura lieu du 29 au 31 mai. Continuer la lecture de Vers un nouveau rapport de force

Bilan et perspectives des luttes étudiantes et intersyndicales au Cégep de Saint-Laurent

Le vendredi 3 mai prochain, à partir de 16h30, aura lieu une soirée de réflexion organisée en collaboration avec l’Association étudiante, le syndicat des professionnels et le syndicat des professeurs, sous le thème Bilan et perspectives des luttes étudiantes et intersyndicales au Cégep de Saint-Laurent. Cette soirée a été organisée suite à un mandat donné par l’assemblée générale le 19 décembre dernier.

Les trois grands thèmes abordés en atelier seront les suivants.soireeref-prise3

Passé
Bilan de l’expérience de mobilisation au Cégep de Saint-Laurent : rapports de force, tensions, solidarités.
Présent
Rapports entre étudiant.es, professionnel.les et enseignant.es dans le cadre de la fin de la grève et du retour en classe.
Avenir
Défis et perspectives d’avenir pour les luttes sociales et intersyndicales au Cégep de Saint-Laurent.

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Grève étudiante: Perspectives juridiques et historiques

Ce texte de l’association des juristes progressistes a été mentionné dans un point d’information lors de la dernière assemblée générale. Deux membres du comité École et société ont participé au dernier colloque de l’AJP, dont le thème était « Le droit en quête de justice sociale ».

Grève étudiante: Perspectives juridiques et historiques de l’Association des juristes progressistes, publié le 25 février 2013.

« Dans ce texte, l’AJP souligne que la grève étudiante bénéficie d’une reconnaissance historique au sein de la société québécoise, soutient qu’elle a également des assises législatives et contractuelles, et qu’elle est ancrée dans l’exercice des libertés fondamentales d’association et d’expression. »