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La Modernité et la crise actuelle de l’éducation : entre l’aspiration à l’autonomie intellectuelle et l’adaptation naturaliste

par Marceline Morais et le comité École et société

Il semble que l’éducation au Québec connaisse présentement une crise. Cette crise concerne autant la nature de l’éducation, ses modalités pédagogiques, que les finalités qu’elle poursuit. Les récentes réformes entreprises dans les méthodes pédagogiques, dans l’évaluation, dans la révision des programmes et le choix des cours jugés indispensables à ceux-ci, sans parler du contenu enseigné, ont suscité maints débats et généré de l’inquiétude. L’augmentation croissante des frais de scolarité, la subordination d’une partie importante de la recherche aux besoins des entreprises qui la financent, ont pour leur part alimenté généreusement la grogne du printemps dernier. Et pourtant, la crise ne date pas d’hier. Déjà, en 1963, le Rapport Parent souhaitait renouveler l’ensemble du système d’éducation québécois en réaction à ce qu’il considérait comme une crise générale de l’éducation au Québec et dans le monde. Certes, la situation n’est plus la même qu’en 1963, mais persiste toutefois l’idée suivant laquelle rien ne va plus dans le domaine de l’éducation. Notre hypothèse est que cette crise en recouvre une autre, plus fondamentale, dont elle serait, en fait, dérivée. Continuer la lecture de La Modernité et la crise actuelle de l’éducation : entre l’aspiration à l’autonomie intellectuelle et l’adaptation naturaliste

Les allocaquois

par Guillaume Fournier

Les semaines surchargées, les classes qui débordent, les piles de correction, les préparations nombreuses, les groupes de stages trop populeux, le manque de libérations : s’il existe un sujet sensible, c’est bien celui de la lourdeur de la tâche ! Paradoxalement, si chacun la ressent au quotidien, rares sont ceux qui s’intéressent au dossier des allocations, ce grand budget des ressources enseignantes qui exerce tant d’influence sur notre tâche.

Si nous souhaitons nous attaquer aux problèmes de tâches que nous dénonçons, maîtriser collectivement les mécanismes de gestions des allocations est certainement la clé. Car ce ne sont pas les leviers qui manquent ! Dans le monde du travail québécois, nous sommes parmi les rares à avoir inscrit notre participation à la gestion des ressources qui nous concerne dans notre propre convention collective. Du comité des relations de travail jusqu’aux départements, en passant par la Commission des études, nous prenons un grand nombre de décisions qui peuvent avoir un impact sur notre tâche. Malheureusement, probablement repoussés par les trop nombreuses colonnes de chiffres, nous jouons dans ce dossier un rôle qui demeure assez limité.
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