Archives de catégorie : FNEEQ

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec est la fédération syndicale dont le SPCSL est membre au sein de la Confédération des syndicats nationaux.

Apologie du logiciel libre dans les institutions d’enseignement

 

« La prochaine commande de logiciels du gouvernement du Québec, commande de plus de 1 milliard 400 millions, ira en totalité à des compagnies de logiciels propriétaires. Rien pour le libre. »

Daniel Pascot, président de FACIL 1

La liberté pour Jean-Paul Sartre s’exprime par notre capacité à faire des choix. Pour cet homme d’action, même lorsque l’on ne choisit pas, on choisit. On choisit de ne pas choisir. Nous avons tous délibérément choisi de ne pas choisir de logiciels libres dans nos milieux de travail, dans nos classes, dans nos syndicats, dans notre fédération ou dans notre vie citoyenne. Ce qui implique d’importantes conséquences.

Locataires de nos moyens de production 

Les intrusions du privé dans le système d’éducation public québécois sont nombreuses et cette tendance lourde ne nous semble pas évidente à infléchir. Une manifestation de la marchandisation de l’éducation plus apparente, et qui est malheureusement moins souvent objet de revendication, est celle du recours systématique aux logiciels propriétaires. Comme si ce recours était naturel et que nous étions condamnés à rester éternellement locataires. Pourtant, nous avons besoin en tant qu’enseignantes et enseignants de recourir au matériel informatique comme nous avons besoin de respirer. L’air est un bien commun, les programmes informatiques ne nous appartiennent pas même si nous en sommes esclaves.

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Forum social mondial de Tunis – Syndicalisme et éducation

Chronique 52 – Comité école et société – Avril 2013

Au Forum social mondial, qui s’est tenu à Tunis du 26 au 30 mars dernier, la FNEEQ était représentée par un groupe de 29 personnes. Cette délégation dynamique et enthousiaste a pu profiter d’un événement particulièrement réussi : 62 000 participantes et participants s’y étaient rassemblés, alors que l’on pouvait compter sur la présence de plus de 4 500 organisations en provenance de 128 pays. Pas moins de 1 100 ateliers étaient présentés. Le forum a été encadré de deux grandes manifestations, la seconde visant à soutenir la lutte des Palestiniens.

La situation politique en Tunisie a soulevé beaucoup d’intérêt chez nos membres présents au FSM. Pionnier du fameux printemps arabe, ce pays se trouve devant des choix difficiles, entre l’islamisation, la poursuite de politiques néolibérales et l’ouverture à un projet politique laïc et de gauche, qui cherche entre autres à s’en prendre aux inégalités et aux contraintes imposées par le remboursement de la dette — une dette en grande partie odieuse et illégitime (c’est-à-dire contractée par la dictature pour ses propres intérêts, qui allaient à l’encontre de ceux de peuple tunisien.) La condition des femmes, qui vivent de façon exacerbée les déchirements de ce pays en transition, a soulevé une grande attention. Les divisions au sein de la gauche restent grandes et il faut souhaiter que le forum ait pu contribuer à stimuler davantage l’organisation d’un mouvement social qui avait auparavant été réprimé avec dureté pendant la dictature.

Un forum social est aussi une occasion de faire le point sur la situation mondiale et sur l’état des résistances face à la mondialisation néolibérale, et celui de Tunis aura aussi permis de consolider des solidarités internationales. Les Québécois, et plus particulièrement la délégation de la FNEEQ, y ont expliqué le printemps érable, qui nous situait dans une continuité de résistances des dernières années, des « indignés », au mouvement « Occupons », à d’autres modèles qui se développent actuellement. Ces mouvements d’opposition paraissaient d’autant plus nécessaires que les mesures d’austérité produisent les mêmes ravages dans de nombreux pays et que le néolibéralisme se renforce des crises qui se succèdent.

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Manifestation nationale contre la réforme de l’assurance-emploi

Bandeau Coalition AE

 

Rassemblement à 12h, départ à 13h15, à la Place du Canada (angle des rues Peel et René-Lévesque, Métro Peel ou Bonaventure)

Notez qu’il y aura deux marches simultanées : une qui partira de la Place du Canada, une autre, pour ceux qui arrivent de l’extérieur de Montréal, qui partira du parc Lafontaine. Les deux marches convergeront vers le Quartier des spectacles.

Pierre Duchesne et Stéphane Bédard doivent régler l’impasse

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

PUBLICATION IMMÉDIATE

Montréal, le 6 février 2013 – La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) est consternée des problèmes de communication entre le Conseil du trésor et le ministère de l’Enseignement supérieur qui menacent le respect de l’entente intervenue en août dernier relativement à la reprise de la session d’automne 2012 interrompue à la suite de la grève étudiante.
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Le calcul de la charge en musique : nous dirigeons-nous vers le statu quo ?

par Guillaume Fournier

Le calcul de la charge d’enseignement en musique a fait l’objet de nombreux travaux depuis la signature de la dernière convention collective. C’est que les modifications apportées au calcul de la charge individuelle (CI) pour mieux mesurer la lourdeur des nombreuses préparations ont également eu des effets insoupçonnés sur le calcul de la charge des professeurs de musique. En effet, si le comité de négociation était conscient de l’existence de nombreuses préparations en musique, personne n’avait prévu l’ampleur des conséquences sur ces enseignants. Ces derniers ont vu le calcul de leur CI littéralement exploser sans que les ressources accordées ne permettent véritablement de soulager leur tâche. Uniquement au Cégep de Saint-Laurent, pour respecter les nouveaux calculs, il aurait fallu engager en musique l’équivalent de cinq professeurs à temps complet. Or, les nouvelles ressources ne permettaient de combler qu’un cinquième de tâche ! Devant cette situation, nos représentants nationaux ont convenu avec le Comité patronal de négociation des collèges (CPNC) de suspendre l’application des nouveaux coefficients pour les enseignants de la discipline musique et d’entreprendre des travaux pour trouver une solution durable. Un nouveau calcul de CI mieux adapté est sur la planche à dessin, mais celui-ci pourrait bouleverser plusieurs pratiques établies. Dans les lignes qui suivent, nous expliquerons en détail les changements proposés et leurs conséquences sur la tâche. Mais voyons d’abord pourquoi les gains de la dernière négociation posent tant de problèmes d’application chez les enseignants de musique.
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