FORMATION GÉNÉRALE : encore une menace ?

Les médias ont relayé plusieurs déclarations dans les derniers mois quant à une éventuelle révision de la formation générale. La réflexion de l’an dernier sur l’introduction d’un cours d’histoire a mis au jour les projets de certains acteurs du milieu de l’éducation quant à l’ouverture à plus de cours au choix pour les étudiants. Si rien n’a été confirmé du côté du gouvernement, où on se contente de répéter que « tout est sur la table », nous pensons qu’il faut être vigilants : toute révision ne doit pas se faire sans consultation et il est clair qu’aucune consultation n’est amorcée. Nos représentants à la FNEEQ ont confronté le ministre Bolduc et le président de la Fédération des cégeps lors de récentes rencontres politiques. Un point à ce sujet est prévu lors du prochain regroupement cégep, les 16 et 17 octobre et nous vous en ferons un compte rendu.

Localement, nous avons abordé cette question avec la directrice des études, Carole Lavallée. Celle-ci nous a affirmé qu’elle ne souhaitait pas que la formation générale soit coupée quant au nombre d’unités. Elle s’est dite toutefois ouverte, elle aussi, à un choix de cours pour les étudiants. Le débat, bien sûr, reste à faire, et nous suivrons l’avancée de ce dossier au national.

HORAIRES : une réflexion à faire

Cet automne, plusieurs questions sur les horaires ont été soulevées lors des assemblées départementales et lors de la réunion rp/rcd. Lyne Perrault, adjointe à la DÉ, a d’ailleurs présenté quelques données, insuffisantes selon nous pour répondre aux interrogations nombreuses. Le syndicat a décidé de consacrer un conseil syndical élargi à cette question.

Les contraintes à l’horaire que les professeurs peuvent demander doivent sans doute être révisées et davantage connues. Certaines de ces contraintes sont conventionnées : la conciliation famille-travail (8-3.03 c) et le perfectionnement (7-1.05). D’autres sont « traditionnellement » acceptées ici : un aménagement d’horaire qui permet de donner un (1) cours ailleurs et la « journée sans cours » qui apparaît dans la majorité des horaires (seuls 17 profs à temps plein ont un horaire sur 5 jours cet automne). D’autres contraintes sont apparues avec le temps, ce qui fait de la pression sur les principes pédagogiques à partir desquels les horaires sont construits. Cette pression vient aussi des nombreuses libérations (assemblées départementales, périodes libres pour les programmes, projets spéciaux, commission des études, syndicat, etc.).

Plusieurs soulignent que les horaires se sont dégradés dans les dernières années. La direction des études nous a dit qu’elle veillera à améliorer le système de fabrication des horaires et offre quelques explications aux problèmes, surtout liées à la disponibilité des locaux. La création, avec le temps, de locaux dédiés nous a ainsi privés de classes dites « sèches » pour la majorité des cours offerts.

De notre côté, nous pourrions réfléchir ensemble aux contraintes liées à la conciliation famille-travail, afin de la mieux encadrer. Par exemple, certains s’étonnent qu’il n’y ait pas de limite d’âge pour les enfants ou de flexibilité pour les parents monoparentaux. D’autre part, l’intégration de demandes d’aménagement d’horaire pour aider un parent malade appelle elle aussi une discussion. Le comité qui analyse les demandes aurait besoin de balises plus claires et nous pensons qu’il reviendra à l’assemblée de déterminer ces balises. Cela dit, ce n’est pas en ajustant les contraintes de conciliation famille-travail que nous réglerons l’ensemble des irritants. Une réflexion plus large doit se faire.

Le conseil syndical élargi se tiendra le vendredi 24 octobre, à 11 h.

PLAN STRATÉGIQUE : première journée de consultation

En vue d’en arriver à établir son plan stratégique 2015-2020, le Collège a formé un comité qui l’aidera dans la consultation de l’ensemble de la communauté. Une première journée de consultation aura lieu le mardi 15 octobre. Nous vous invitons à venir en grand nombre participer à cet échange qui réunira des membres de tous les secteurs d’activité de notre milieu. C’est une occasion rare de véritablement échanger sur nos projets et nos préoccupations, avec d’autres membres de la communauté, employés de soutien, étudiants, professionnels et cadres. Les orientations que nous voulons privilégier doivent se faire entendre et c’est en les écoutant que la direction doit rédiger son plan stratégique et réaffirmer la mission du Collège.

Au plaisir de vous y voir le 15 octobre !

NÉGOCIATIONS : l’étape des cahiers

D’ici au 31 octobre, les employés du secteur public doivent faire parvenir au gouvernement leurs demandes pour les négociations à venir.

Le dernier regroupement cégep a adopté un cahier de demandes de table centrale amendé le 25 septembre, cahier qui sera harmonisé avec ceux des autres fédérations du secteur public affiliées à la CSN, puis en Front commun.

Localement, nous avions consacré plusieurs heures d’assemblée à ces demandes les 10 et 24 septembre, avant de nous plonger dans le cahier de demandes sectorielles. La présentation et l’adoption des demandes se poursuivront à la prochaine assemblée le 8 octobre. Les échanges amorcés sont intéressants : les demandes sectorielles touchent de près à notre quotidien. Elles reflètent bien, à nos yeux, les préoccupations identifiées par les membres. Elles nous semblent de plus bien équilibrées entre les différents secteurs. Mais vos commentaires et amendements sont nécessaires pour valider le tout. Nous porterons par la suite ces amendements au regroupement cégep les 16 et 17 octobre.

Quant à la suite ? Nos conventions collectives arrivent à échéance le 30 mars prochain.

Mais nos représentants à la FNEEQ pensent que le gouvernement tardera à enclencher le processus de négociation comme tel. À voir le train des réformes et coupures annoncées, on peut effectivement soupçonner que les libéraux voudront gagner du temps.

RELATIVITÉ : le combat à reprendre !

Lors du dernier regroupement cégep (25 et 26 septembre), nos représentants de la FNEEQ ont fait le point sur le dossier de la relativité salariale, sur la glace depuis l’élection des libéraux. Rappelons que l’analyse de la situation des professeurs de cégep au chapitre des relativités touche deux aspects : notre rangement selon une échelle qui déterminera notre salaire, ainsi qu’une meilleure reconnaissance des échelons de maîtrise et de doctorat. Pour les catégories mixtes du secteur public (dont nous faisons partie avec 30 autres catégories d’emploi), les négociations avec le Conseil du trésor ont repris le 6 juin. Même si le gouvernement avait accepté, pour les profs de cégep, de redémarrer les échanges au rangement 22 après avoir d’abord offert le rangement 21 (en-deçà des professeurs des commissions scolaires), il semble que nous soyons toujours loin d’un règlement et que les parties en soient encore à l’évaluation des facteurs et sous-facteurs. Devant cette situation, la FNEEQ estime qu’il faudrait une table plus politique pour faire bouger les choses. Le 11 septembre, une rencontre entre des représentants de la CSN et le Conseil du trésor n’a pas permis non plus de faire avancer le dossier des relativités, que le gouvernement, selon toute vraisemblance, souhaite déporter aux négociations.

 

Au début de 2014, les assemblées ont adopté des moyens de pression à déployer de concert avec un plan d’action du regroupement cégep, advenant un « recul ou un blocage » des négociations sur les relativités. Il semble bien que nous en soyons rendus là ! D’autres catégories d’emplois sont elles aussi frustrées par les travaux aux tables des relativités, ce qui amène le CCSPP à nous proposer d’établir un rapport de force plus grand dans les prochaines semaines en harmonisant nos plans d’action avec d’autres employés du secteur public aussi mobilisés que nous sur la question des relativités.

 

Il nous faudra donc mener des actions de visibilité en intersyndicale, contre les engagements rompus par le gouvernement qui avait dit vouloir régler le dossier des relativités avant le négo. Un plan d’action actualisé vous sera présenté lors de la prochaine assemblée, le 8 octobre.